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mercredi 2 décembre 2009

Quelque chose qui tourne

Texte issu de l’atelier d’écriture de La Houlette (là aussi),
le 30 novembre 2009.

Consigne pour l'écriture :
A partir d'une phrase écrite par un autre participant (en italique ci-dessous), imaginer que l'évènement produit un bouleversement dans le monde entier.


Le linge tourne dans la machine à laver. Tiens, une chaussette. D’un froncement de sourcil inquiet, l’huissier signifie qu’il l’a bien vue.

Le programme de lavage se termine à peine, l’homme se précipite pour ouvrir la machine alors que la foule retient son souffle. Fébrilement, il sort le linge et le place avec précision sur le fil de l’étendage. Tout est fini en quelques instants. Il tourne son regard fébrile vers la juge de ligne qui, sévère, étudie le résultat.

Elle examine chaque vêtement, détaille l’aspect et l’accrochage. Lentement, son visage s’éclaire et, d’un signe de tête, signifie son approbation.

Le monde semble entrer en éruption sous les cris de joie ! Rien ne sera plus jamais comme avant... Ca y est, un homme a réussi à laver son linge tout seul.

jeudi 16 avril 2009

Le testament du sorcier

Texte issu de l’atelier d’écriture de La Houlette (là aussi),
le 30 mars 2009.

Consigne pour l'écriture :
Le sorcier sans âge va mourir. Il rédige son testament, tout ce qu’il écrit va se réaliser.

A celui qui lira ces mots, je lègue la charge d’oiseau de malheur. Que ta voix soit forte et qu’à jamais tu ne puisses plus annoncer que des nouvelles de terreur.

Sur les enfants d’Edison je jette le froid et l’obscurité qu’ils ont voulu battre avec leur électricité.

Sur les fils et les filles de Ford je lance l’incertitude et la cécité, que plus jamais d’industrie vous n’ayez l’idée.

Je condamne la descendance de Darwin à la superstition et à l’ignorance de ce qui a été, que s’efface à jamais leur théorie de l’évolutivité.

Sur JK Rowling je jette pustules, laideurs et horreurs pour avoir trop vendu ce simulacre, ce trop séduisant sorcier sucré.

Et vous, parents, je vous condamne à ne plus supporter votre télé, vous qui ne contez plus mon histoire et qui m’avez oublié...

Note de l'auteur : faut-il que je précise à quel point les mots qui précèdent sont à prendre au 2è degré au dessus de la température d'ébullition de vos humeurs ?

mardi 24 mars 2009

Ornières, d'après Arthur Rimbaud

Texte issu de l’atelier d’écriture de La Houlette (là aussi),
le 23 mars 2009.

Consigne pour l'écriture :
S'inspirer du poème Ornières de Rimbaud et décrire un lieu, un cortège.


A droite, les soleils se lèvent et brûlent le désert rouge. A Gauche, le bord vitrifié du cratère s’illumine et surligne le bandeau sombre et lisse de la route.

Tintamarre de cauchemar, défilé mécanique ! Luisants ou mats, à roue, pattes ou chenilles, les machines avancent en cliquetant un air guilleret. Le long cortège de formes humanoïdes, arachnoïdes ou patatoïdes accompagne bruyamment une boîte de bois. Petite et plate, elle renferme quelques paquets de carbone, hydrogène, oxygène et divers sels minéraux. Les pauvres restes du dernier représentant de ceux qui se croyaient l’espèce dominante ici-bas.

lundi 2 mars 2009

Un personnage particulier

Texte issu de l’atelier d’écriture de La Houlette (là aussi),
le 2 mars 2009.

Consigne pour l'écriture :
un personnage particulier a une vie assoupie. Soudain, il est pris de houletage. Il va réaliser quelque chose avec un outil, sur une surface verticale.
Le personnage : Un homme avec une verrue, un poireau sur le nez. Il est soporifique, incroyablement chiant.


Jean-Louis était laid. Pas seulement à cause du potager qu’il avait sur le nez (oui, à ce niveau là on ne parle plus de verrues mais de vrais poireaux), mais aussi parce qu’il était pénible. Fatigué autant que fatiguant. Dans une autre histoire, il aurait pu être un super héros chiantissime.

Un jour, même son chien s’enfuit de chez lui. C’en fut trop. Pris d’une rage inextinguible, d’un houletage irréfragable et d’un vocabulaire imbouffable, il prit son pied de biche à deux mains (oui, il n’avait pas de courage) et s’en fut briser tous les miroirs. Puisque même ces objets le montraient laid, il allait leur casser la figure, tout simplement. Et celle de quelques passants, si d’aventure ils se mettaient sur son chemin.

Quand il eut fait le tour de la ville, il arriva près du plan d’eau. Devant son reflet encore plus laid à cause de l’effort, sa rage re-explosa. Il frappa l’eau de toutes ses forces. Et encore. Et encore. A chaque fois, son reflet se reformait. Au centième coup, il tomba dans l’eau. Alourdi par son poireau (et son pied de biche), il se noya en un instant. L’eau se referma sur lui, et il ne manqua à personne.

lundi 10 mars 2008

Elections municipales à Metz : la démocratie ne s'use que si l’on s’en sert

Les résultats sont officiels depuis hier soir. Discutés, décortiqués, extrapolés un peu partout, ils font apparaître pour les uns une poussée de la gauche, pour les autres un barrage efficace. A Metz, c’est un peu la surprise (d'autres résultats là).

Je n’évoquerai pas ici mes opinions. Ceux qui me connaissent ou qui ont lu mes lettres au Père Noël pour les présidentielles les connaissent sans doute. Ce qui me fait réagir, grincer des dents et hurler à la mort (oui, je sais, je suis un peu excessif parfois), c’est la participation. Ou plutôt la non-participation ! A peine 1 messin sur 2 (49.56%, c’est écrit là) !

Que l’on croie sa voix noyée dans 60 millions de français pour une présidentielle, à la limite (quoi que ce soient les gouttes qui font les océans). Que les législatives soient l’occasion d’élire des députés souvent déjà débordés par leur mandat local, admettons. Que la fonction des députés européens soit floue, re-soit mais faudrait pas pousser. Mais à l’échelle d’une ville, chaque voix compte cent, mille fois plus !

La (trop rare) mairesse ou le (trop vieux) maire est notre premier représentant. Celui dont les décisions impactent directement nos vies au quotidien. Celui qui représente notre ville (pour ne pas dire notre équipe de [insérez votre sport favori]). Alors pourquoi laisser ce choix aux autres ?

Nos concitoyens sont-ils aussi insatisfaits de l’offre ? En ont-ils à ce point assez des « vieux de la vieille » qu’ils préfèrent laisser faire façon « c’est pas moi j’ai pas voté pour lui »? Ont-ils si peur que la partie soit déjà jouée ? Refuser de participer serait alors le seul moyen de ne pas perdre ?

Aucun des candidats n’est parfait (enfin, certains sont plus pareils que d’autres), c’est vrai. Mais n’est-il pas préférable de choisir le moins pire que de laisser faire et d’abandonner notre liberté ?

Rien à faire, je ne nous comprends pas, nous les occidentaux qui avons soi-disant inventé la démocratie. Râleurs, frondeurs, individualistes mais pourtant tellement moutons, gnous et amibesques ! La télé nous ramollit-elle à ce point ? Le rythme de la vie est-il si prenant ? Sommes nous si béats de bonheur que nous en oublions nos responsabilité ? Voter est un droit et un devoir. Peut-être faudra-t-il en arriver à suivre l’exemple de nos amis belges, même si leur démocratie ne semble pas en meilleure forme que la nôtre. Vivement l’Europe, ça fera une élection de plus pour laquelle « les gens » pourront s’abstenir.

Chers 3 lecteurs de ce blog, si votre maire n’a pas été élu dimanche dernier, s’il vous plait, allez voter...

mardi 20 mars 2007

Route d’hiver (le retour)

Bon, la porte de la boîte n’a même pas le temps de se refermer que je saute déjà dans la voiture. Il faut dire qu’il pleut à torrents ou, comme dirait un anglais, il pleut de chiens et des chats. Un geek dirait il pleut à P2P.

En tout cas, c’est parti pour 1 heure de folie sur la route. La nuit tombe déjà, on dirait que le soleil en a eu assez de cette journée de flotte. Comme à chaque pluie, c’est le bordel en ville. Même dans un gros village comme Sarreguemines. Vivement l’autoroute.

Voici la voie rapide. De quoi se mettre dans le bain, en quelque sorte. De quoi évacuer quelques pensées de boulot. Des coups de fil. Des projets. Des trucs à faire demain.

La pluie fait un rafut incroyable sur la carrosserie. Je décide de fermer le robinet de la radio. On entend plus que les gouttes d’eau sur le pare brise, le toit, les fenêtres. Les rafales de pluie, plutôt. Presque des paquets de mer. Mais là j’exagère. Quoique. Il y a tellement de vent, tellement de pluie qu'on dirait que l'eau remonte la pente. Et pourtant je n'ai rien bu. Juré votre honneur ! Rien fumé. Rien sniffé. Trop bossé, peut être. Soit. Roulons.

Entre la nuit, les phares qu’on discerne à moitié et le bruit, le cerveau s’échappe. On se prend à imaginer ce que font les gens dans leur voiture par ce temps. S'ils se demandent ce que va devenir leur brushing. Leur toutou. Leur attaché-case en cuir tout neuf. Si ils regrettent d’avoir mis des talons ou des sandales.

Je les vois plutôt se transformer en monstres. D’ailleurs, leur 7e bras doit les gêner : ils conduisent comme des pieds. Encore que, une fois changés en tentacules, ceux-ci ont du mal à atteindre la pédale de frein.

Il faut donc esquiver les wariopathes* qui vous collent en faisant les grozieux avec les phares. Heureusement qu’on peut faire des gentils appels de feux de brouillard arrière. Il parait que ce n’est pas agréable sous la pluie. Même pour un barjopathe** en overdose de nicotine/alcool/caféine.

Cela dit, il y a aussi les zombies terrifiés. Ceux qui roulent à 70 dès la première goutte. Boire ou conduire, il faut choisir mais là c’est de l’eau nom d’un petit bonhomme en mousse (pardon si je vous l’ai mis en tête) !

Sans parler des éléphants de mer perdus dans la rivière de l’autoroute. Ceux-là adorent déboîter pour doubler un autre pachyderme encore plus lent. Bien sûr, c’est plus drôle si c’est à la dernière seconde, juste devant votre nez ! Encore plus drôle si il y a 20cm d’eau sur la route !

Du coup, c’est parti pour le butterfly looping, le triple loutz piqué, le tonneau en direct live.

Ah la la, c’est génial l’A4… Quelle aventure tous les jours !

NB :
Ce post étant largement en retard sur son planning de publication, je vous prie de bien vouloir m’excuser pour tout décalage entre le temps qu’il fait ces jours-ci (pourri-bof) et le temps décrit ci-dessus. Promis, je bloguerai plus régulièrement.

* et ** : Aujourd’hui j’invente des mots. Collez le suffixe « pathe » à un mot pour lui donner le nom d’une maladie mentale. Manageopathe, chronopathe, boulotpathe. Télépathe.

jeudi 8 février 2007

Meurtre en USB, ou L’hygiène du blogger

Ca ne pouvait plus durer. Les voix avaient beau me dire que toute forme de vie a le droit d’exister, que je ne suis pas LE Dieu, je n’y tenais plus. Il a fallut que je cède. Et pourtant je ne suis pas un maniaque...
Tout avait commencé par un beau matin. Un début de fin de semaine, pour être précis. Le soleil d’hiver répandait une superbe lumière dorée dans la pièce. Je m’étais assis, pas encore réveillé, devant mon écran. Mon petit tour matinal du cyber-monde se profilait à l’horizon. C’est à ce moment que la sensation a commencé.
D’abord diffuse. Insidieuse. Désagréable.
Puis de plus en plus précise à mesure que j’en cherchais la cause.
Enfin la vérité apparu. Toute nue. Il ne restait plus qu’à la saisir, à l’attraper. Et à l’utiliser comme une énorme massue pour écraser le problème. Le réduire en poussière.
Et plus mon esprit vacillait à force de contempler les causes, plus le plan se précisait. Un génocide. Total et implacable. La fin de cette forme vie qui ne mérite que dégoût et douleurs sans discussion.
Vous me direz (et certaines voix étaient d’accord) que toute vie a droit, justement, à la vie. Non. Pas quand c’est moi qui décide. Je décide qui doit vivre ou mourir. Ce sera donc le meurtre.
Direction la cuisine pour prendre les armes. Choisir l’efficacité et la discrétion.
Le combat fut intense mais la résistance vaine. Rien ne résiste à ce genre d’envie d’extermination.
A la fin, je contemplais, satisfait, le champ de bataille. Mon clavier était propre.

mercredi 18 janvier 2006

Le drame...

Je suis découvert... C'est la fin des z'aricots, les carottes sont cuites... Je ne suis qu'un menteur foncièrement malhonnête et infidèle ! Mesdames les mères, cachez vos filles. Mesdemoiselles, fuyez. Selon l'horoscope chinois, je suis un serpent de feu. http://public.ntic.qc.ca/rloiselle/astrochine/chinois/astrochi.html#snake
C'est tout le CONTRAIRE de moi, de A à Z. Donc, d'une certaine manière, c'est plus vrai que la majorité des horoscopes sur lesquels j'ai pu tomber qui étaient de splendides ramassis de platitudes aléatoires, conçues pour tomber juste à x %. Le cousin choinois serait donc inversement proportionnel.
Ravi de l'apprendre.
Bon, je retourne à mon cartésianisme, ma technophilie et mon agnosticisme.
Bonsoir à tou(te)s !

Ecrit et publié à l'origine le 18/1/2006 sur Livespaces (mon premier post !)